Le fondement de tout amour véritable commence par l’amour de soi. « Nous aimons une personne avec un amour pur parce que nous voyons en elle un autre moi-même ». Même l’amour sacrificiel d’une mère pour son enfant trouve sa racine dans cette reconnaissance de soi. Mais envers Dieu, notre amour doit aller plus loin. Il est le Bien suprême, notre Créateur et la source de tout ce que nous aimons.
Dans l’Évangile, Jésus dit : « Je suis venu apporter un feu sur la terre, et comme je voudrais qu’il soit déjà allumé ! […] Car désormais cinq personnes de la même famille seront divisées : trois contre deux et deux contre trois » (Lc 12, 49-52). Cette division survient lorsque l’amour de Dieu prend la première place dans nos vies, dépassant nos attachements naturels et parfois égoïstes envers notre famille ou nos proches.
Aimer Dieu, c’est reconnaître en Lui la perfection infinie et la source de notre bonheur véritable. Nous devons L’aimer au-dessus de nous-mêmes et de nos proches, car sans Lui, rien n’existerait : « Je devrais L’aimer plus que mes parents et plus que mes autres bien-aimés, car c’est Lui qui les a créés » (Lc 12, 50).
L’amour pour Dieu peut se manifester de plusieurs manières. Il y a l’amour par désir, attiré par le bonheur éternel qu’Il offre à chacun, et l’amour par bienveillance, désintéressé, qui cherche le bien de Dieu pour Lui-même. Si nous aimons Dieu seulement par désir, Il devient secondaire à notre propre bonheur. Mais Il doit être aimé absolument et pour Lui-même, car toute perfection que nous voyons en nous se retrouve en Lui, mais dans une plénitude infinie.
Nous sommes faits à l’image et à la ressemblance de Dieu. Nous pouvons ainsi voir en Lui un autre moi-même, mais infiniment plus grand, plus parfait que tout ce que nous connaissons chez nos parents ou nos amis. Sa gloire et sa justice doivent devenir notre but ultime, plus que notre propre bonheur.
Contemplons le Christ, qui a enduré l’hostilité des pécheurs sans fléchir, afin que nous ne nous découragions pas dans notre lutte contre le péché. « Vous n’avez pas encore résisté jusqu’au sang » (cf. Hébreux 12, 4-5). Que la Vierge Marie nous obtienne la grâce de rester toujours dans l’état de grâce, de ne pas endurcir notre cœur dans le péché, et de suivre fidèlement les préceptes de Dieu, en aimant véritablement notre prochain.
Source originale: https://www.youtube.com/watch?v=pOX7oP9yie4



