Plinio Corrêa de Oliveira

Bien que toujours pleine de grâce, il y eut un certain moment où la Très Sainte Vierge Marie, par sa très parfaite fidélité et la prédilection gratuite de Dieu envers Elle, acquit la plénitude correspondante des dons célestes : l’instant où Elle devint l’Épouse de l’Esprit Saint et la Mère du Sauveur.

La sanctification de Notre Dame s’est poursuivie jusqu’au moment où, après l’Ascension de Jésus-Christ, elle reçut l’Esprit Saint pour le distribuer à toute l’Église, car à la Pentecôte, le Paraclet est descendu sur Elle sous la forme d’une flamme qui s’est répandue sur tous les apôtres.

Finalement, alors qu’il lui était comme impossible de croître en sainteté, tant que son âme était remplie de dons célestes, la Mère de Dieu eut sa « dormition », comme on appelle sa mort, dans un langage théologique très approprié et poétique.

En effet, c’est à partir de la plénitude reçue par Marie que toutes les grâces sont venues aux hommes. Ainsi, l’humanité entière bénéficie des grâces débordantes de la Très Sainte Vierge.